Sanctuaire de Notre Dame des Fontaines

Une chapelle chrétienne décorée de fresques du XVème siècle, bâtie sur les vestiges d’un temple païen en surplomb des 7 sources dont l’intermittence mystérieuse fut longtemps attribuée à la puissance divine…

Le sanctuaire abrite 220 mètres carrés de peintures et dont une catéchèse relatant en 25 fresques la passion, qui nous plonge dans les croyances et les superstitions des temps anciens. Riche de symboles et de textes oubliés, Notre Dame des Fontaines n’a pas fini de révéler  ses secrets.
Classé aux Monuments Historiques en 1951.
Chapelle à découvrir à la lumière naturelle, visite idéale par belle météo.

Musée du Patrimoine et des Traditions Brigasques

Le musée permet de mettre en scène la vie d’antan (siècle dernier) et des traditions brigasques, une immersion ludique et authentique. Espaces décorés avec soins avec guidages sonores… Un lieu où se croise art et traditions.
Ce musée témoigne de la vie quotidienne d’autrefois en offrant un éventail complet des activités traditionnelles locales, comme l‘apiculture, l’agriculture, les activités forestières et vinicoles ainsi que l’élevage de brebis et la fabrication de fromages. Le dernier étage de la Maison du Patrimoine abrite le Musée des Orgues Historiques et retrace la richesse des églises de la vallée de la Roya et de la Bévéra en matière de patrimoine organistique.

Horaires d’ouvertures :
Mai, Octobre : ouvert les week-ends, ponts et jours fériés :
10H00 – 12H30 – 14H30 – 18H30
Juin, Septembre : ouvert tous les jours sauf lundi et mardi :
10H00 – 12H30 – 14H30 – 18H30
Juillet, Août : ouvert tous les jours sauf le mardi :
10H00 – 12H30 – 15H00 – 19H00
patrimoine-labrigue.no-ip.fr/
Contact : 04 93 85 26 13

Château Lascaris

Vestiges du site castral des « Lascaris Da Briga » demeure fortifiée seigneuriale de la deuxième moitié du XIVème siècle, contrôle d’accès au col de Tende. Inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques en 1949.

En 1261 le Comte Guillaume Pierre de Vintimille se marie à Constantinople avec Eudoxie Lascaris, fille de l’empereur grec d’orient Théodore II. Le Pape lui donne le privilège d’écarteler leurs armes : de gueules à chef d’or ; avec celles des Lascaris : d’or à l’aigle bicéphale de sable. Ce Comte est souverain de La Brigue, Briga en ces temps. Son petit-fils, Guillaume Pierre II, et ce par testament du 7 avril 1358, va alors partager son fief et permet ainsi à son fils Ludovic Lascaris en 1369 de faire naître la souche des LASCARIS-VINTIMILLE DA BRIGA.

Les Lascaris de Tende et les Lascaris de La Brigue vont officiellement se séparer, bien que cousin. Quelques années plus tard, La Brigue dépend du Comté de Savoie, plus considéré comme un partenaire et un allié. Les Lascaris de Tende eux, resteront vassaux des comtes de Provence…

Il est alors temps de concrétiser la présence des Lascaris Da Briga, aussi, de revendiquer une certaine autonomie. Ludovic Lascaris a besoin d’une grande demeure pour les terres dont il est le Seigneur.
Le site est plutôt favorable : hauteur et proximité de source. La tour offre un point de vue sur les vallées à l’ouest, au sud et à l’est. A l’époque, cette grosse maison fortifiée, se trouvait exactement sur la route Turin-Nice. À l’intérieur plusieurs appartements seront embellis par Catherine Lascaris da Briga au XVIIème siècle. Aussi, une chapelle castrale sera construite sous la dédicace de Notre Dame de l’Intercession.

Au XVIIème siècle un tremblement de terre endommage le château. En 1794, l’armée révolutionnaire saccagea et brûla le château, l’abandonnant à l’épreuve du temps et des pillards…
Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1949, aujourd’hui il ne reste que les vestiges du château. Les premiers travaux d’urgence, notamment sur la tour, furent réalisés par la municipalité en 1993. Puis, en 1995, l’association Patrimoine et Traditions Brigasques va s’engager dans un défi ambitieux : sauver le Château Lascaris de l’oubli.

Collégiale Saint Martin

Comme un air de cathédrale romane… Édifice religieux du XVIème siècle abritant La nativité de Bréa. Équipée d’un orgue Lingardi et sa tribune pour une chorale. Portail principal de style baroque-antiquisant ; décoration baroque de la nef, avec influence romantique ; chapelles privées ; maître autel avec dais ; abside polygonale.

Collégiale classée Monument Historique en 1949.
Orgue Lingardi classé Monument Historique en 1971.

La collégiale Saint Martin est le plus grand édifice du centre religieux de La Brigue, l’édifice actuel serait construit sur les bases d’un premier bâtiment du XIIIème siècle. Le portail latéral appartiendrait à ce premier bâtiment ; ce portail conserve le linteau le plus ancien de la région nisso-ligure, daté de 1234. La collégiale se discerne de la cathédrale par la présence de chanoines, communauté créée, et financièrement fondée par un seigneur.

Aujourd’hui elle se dresse toujours sur cette place éponyme, reconnaissable dès l’entrée du village de par son clocher lombard élancé. Selon l’histoire traditionnelle, Saint Martin de Tours aurait prêché en ces lieux… C’est d’ailleurs lui que l’on voit représenté au-dessus du portail principal, partageant sa cape avec un pauvre. Remarquez le linteau, frappé d’un IHS et des armes de Savoie. Cet immense édifice du début du XVIème siècle témoigne de l’importance de la religion dans le mode de vie d’antan, mais aussi, des moyens que pouvaient mettre en œuvre les brigasques pour ce type de construction. Par ailleurs, des retables ornent l’intérieur de la collégiale. Entre autres : le Martyre de Saint Elme et le plus connu, celui de la Nativité l’unique représentation faite par Louis Bréa artiste peintre de l’Ecole des Primitifs Niçois, réalisé une vingtaine d’années après les fresques de Notre Dame des Fontaines…

 

Ca d’Arbine

Construction traditionnelle abritant des ruches ; propre à l’apiculture.
À découvrir dans le circuit pédestre du village.

On en trouve une au village même, la Ca d’Arbine de l’Évêché du XVIIème siècle construction typique sur le territoire, ces maisons particulières permettent l’installation de nombreuses ruches entre leurs murs. Ainsi, les ruches se trouvent à l’abri des divers risques naturels et animaliers, les abeilles sont protégées. Parfois construites en demi-ovale, elles permettent ainsi de concentrer la chaleur des rayons du soleil…
À découvrir au musée du Patrimoine et des Traditions Brigasques : une salle dédiée à l’apiculture, avec sa ruche vivante.

Chapelles de pénitents blancs

Les Pénitents étaient importants à la vie du village : ces laïques (qui n’appartiennent pas au clergé) avec leur tenue distinctive proposaient des services et faisaient acte de charité en aidant les plus démunis par exemple. Ils sont très attachés à Marie, d’où ces vocables qui permettent aussi de les distinguer selon leurs chapelles.

Chapelle de l’Annonciade

Dite des pénitents d’en haut. Édifice religieux construit dans la première moitié du XVIIIème siècle. Chapelle de pénitents blancs à vocable Marial. Son plan ellipsoïdal et sa façade curviligne rappelle les ambitions de l’époque baroque. Clocher coiffé d’un bulbe.  Abrite un musée d’objets religieux.

Chapelle de l’Assomption

Dite des pénitents d’en bas. Édifice religieux construit dans la première moitié du XVIIIème siècle. Chapelle de pénitents blancs à vocable Marial. Sur la droite, le campanile « à l’italienne ».  Décoration baroque flamboyante.

Chapelle Saint Michel

Curiosité architecturale à huit côtés abritant Saint Michel et… une étoile à dix branches.
Cherchez l’Esprit Saint… Classé Monuments Historiques.

Particularité architecturale, la chapelle octogonale – quoi que six côtés soient seulement égaux – de Saint Michel fut construite en 1700 par un bienfaiteur : l’abbé Jacques Spinelli. Elle est accolée au mur d’enceinte de l’ancien hospice, aujourd’hui Maison du Patrimoine et des Traditions Brigasques. Cette chapelle avait la fonction d’oratoire, l’hospice possédant sa propre chapelle pour les malades.

Chapelle Sainte Anne et sa Galerie d’art

Edifiée en 1935, la Chapelle privée Santa Anna fut construite par deux architectes épris d’esthétisme. Aujourd’hui, elle s’insère dans un jardin harmonieux, récemment rénové pour garder intact l’esprit des lieux. Roses, pivoines, glycines et iris odorants renouvellent le décor de marbre sculpté autour d’un bassin bordé de buis.
Surmontée d’un dôme, la chapelle circulaire est précédée de huit colonnes en travertin de Sienne. A l’intérieur, des boiseries d’origine piémontaise, parent l’autel et les murs arrondis. Les paysages en trompe-l’œil, les vitraux colorés et les peintures de la voute complètent un décor angélique fidèle à la tradition néo-classique italienne.
Située à l’arrière de la chapelle on trouve une Galerie d’Art Contemporain, ouverte à la belle saison.

Linteaux

L’une des plus anciennes collections des Alpes-Maritimes… Taillés dans du schiste noir ou du schiste vert, bien souvent dans des blocs provenant de la région. Ces linteaux chargés de nombreux symboles de croyances, de convictions religieuses ou  philosophiques sont à découvrir absolument.

Pont du Coq

Prouesse technique ou pont du diable ? Ce pont coudé est bien curieux… Inscrit aux Monuments Historiques en 1987.

Pont du XVème siècle, l’édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1987. Plus sûr qu’un gué, il est de plus carrossable ! Détail : il est coudé ; cette particularité est due au fait que le pont prend appui sur deux rives dissemblables, la rive droite basse et large, la rive gauche fortement escarpée.

Le système de défense du Vallo Alpino

La Brigue est un territoire italien et ce jusqu’en 1947. Ainsi, au prix de quelques efforts on peut trouver nichées sur les cimes ou implantées dans la roche même d’étranges constructions ; ouvrages fortifiés, casernes ou autres abris de troupes, rappelant la présence des garde-frontières italiens. Construites principalement entre 1930 et 1935, son concept est similaire à la ligne Maginot française ; la vallée de la Roya étant un axe de circulation offrant un passage aisé des Préalpes.

On trouve sur le territoire brigasque, la zone de sécurité, sensée établir le premier contact avec l’ennemi ; avec ses constructions de type B et C petites fortifications de défenses ; abris et points de ralliement. Ces implantations stratégiques constituaient une chaine de défense en direction du littoral, au sud. Certains sont encore accessibles et – dans de bonnes conditions – visitables ; prévoir un bon équipement est fortement conseillé. Plus haut, vers le col de Tende, on trouve la zone A avec des fortifications plus importantes, généralement positionnées au sommet d’une montagne tel que le fort Central au col de Tende.Plus d’informations